"Issue d'une formation hôtelière, j'ai décidé par la suite d'évoluer dans la vente. Ce fut un projet longuement mûri", Mélanie S., 27 ans.
CAP, BEP, baccalauréat technologique, Mélanie S. a suivi le parcours classique pour faire ses gammes dans l’hôtellerie. Après ces diplômes obtenus au lycée privé hôtelier de Dijon, elle travaille pendant six ans dans la restauration et la réception en hôtellerie. La restauration me plaisait mais la réception correspondait plus à mon caractère
, indique-t-elle.
Mais attirée par la vente, elle postule comme vendeuse dans la chaîne de magasins Etam Lingerie. Aucun diplôme ne m’a été demandé. J’ai ainsi remplacé la responsable du magasin qui partait en congé maternité. Puis une collègue a démissionné. J’ai pris sa place et suis devenue vendeuse adjointe de la responsable. Cela a duré deux ans et demi.
Cette expérience a confirmé son goût pour la vente. Et les horaires n’ont rien à voir avec ceux de l’hôtellerie-restauration. Terminer à 19 heures au lieu de 2 heures du matin n’est pas négligeable
, ajoute-t-elle.
Elle décide donc de suivre une formation. Si l’on veut travailler et évoluer dans ce domaine, il faut être diplômé.
Dans un journal local, elle tombe sur une annonce de l’AFPA qui présentait la formation d’assistant / assistant commercial(e). J’ai tout de suite téléphoné pour me renseigner. Ayant des assistantes commerciales au sein de mon entourage, je connaissais le métier et j’étais convaincue
, explique-t-elle.
Ce qui lui plaît dans ce métier, c’est le contact avec la clientèle tant physique que téléphonique, le travail sur ordinateur et la place de l’assistant commercial au sein de l’entreprise. L’assistant commercial peut travailler dans tous les corps de métier. Il peut passer du BTP au social, de la santé à l’évènementiel.
Fin mai 2008, elle débute sa formation au site de Dijon-Quétigny. Particularité: elle se fait à distance. Pendant dix mois, elle suit en début de semaine les cours au site AFPA et en fin de semaine, réalise travaux pratiques, exercices à son domicile.
Notre formatrice nous donnait le mardi soir le planning de la semaine à suivre. Nous étions libres de gérer notre temps comme nous le voulions et de réaliser les exercices dans l’ordre que nous souhaitions. En cas de problème, nous communiquions par messagerie ou téléphone.
Mélanie S. effectue son stage de cinq semaines au CHU de Dijon, au service événementiel et commercial. Ses missions ont été variées: choisir un traiteur pour le gala de l’hôpital, réaliser un fichier commercial de l’ensemble des prestataires, assurer le suivi des dons, réaliser des témoignages pour le journal interne, relire en « néophyte » le contenu du nouveau site Internet…
Si son passage au CHU a été très apprécié, aucune place vacante n’était disponible et de plus, le recrutement se fait par concours. Aussi, Mélanie S. s’est inscrite depuis avril dans les agences d’intérim dijonnaises. Elle souhaite trouver une mission ou un poste d’assistante commerciale dans l’évènementiel ou l’agroalimentaire puis idéalement gravir les échelons petit à petit.
Quels débouchés ?
En 2008, 62 066 offres d'emplois ont été déposées par les entreprises. Et 73 % des stagiaires ont trouvé un emploi dans les 6 mois suivant leur formation.
Quelle évolution professionnelle ?
Les débouchés sont importants. Après quelques années d'expérience, vous pourrez devenir attaché / attachée commercial(e) sédentaire, chargé / chargée de clientèle, conseiller / conseillère clientèle
Traitement des commandes et des litiges, négociation des rendez-vous... l'assistant commercial est une aide précieuse.
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